La baisse des ventes de motos neuves : le marché de l’occasion reste solide !

Le marché des deux-roues vibre au gré des tendances, des aléas économiques et des comportements d’achat des consommateurs. En 2025, la situation actuelle se présente comme un tournant : les ventes de motos neuves enregistrent une chute significative, tandis que le marché de l’occasion maintient une résilience intéressante dans ce paysage incertain.

État des ventes de motos neuves et de l’occasion en 2025

Les derniers chiffres de l’Observatoire du deux-roues, Solly Azar – AAA Data, dressent un tableau plutôt sombre. Au premier semestre de cette année, les immatriculations de motos neuves ont plongé de 12 % par rapport à l’année précédente, représentant un total de 120 462 immatriculations. Ce phénomène s’inscrit dans une tendance observée sur plusieurs mois, où le premier trimestre a vu un déclin de 21 %, tandis que le deuxième trimestre a permis un léger répit avec une baisse de seulement 5 %.

En revanche, le marché de l’occasion continue d’attirer les motards, même si une baisse avait initialement été enregistrée dans le premier trimestre (-10 %). Toutefois, cette tendance s’est inversée, avec seulement -2 % durant le deuxième trimestre. Au sein de cette dynamique, les deux-roues les plus touchés sont les cyclomoteurs, de petite cylindrée, en proie à la concurrence croissante des vélos et trottinettes électriques.

Performances par segment de cylindrée

Les statistiques révèlent des disparités parmi les différents segments :

  • Cyclomoteurs : Une chute de 18 %, exacerbée par la compétition avec les alternatives électro-mobiles.
  • Motos (cylindrée > 50 cm³) : Une diminution maîtrisée de 8 %, reflet d’une fidélité des clients aux marques emblématiques telles que Yamaha, Honda et Kawasaki.
  • Occasions : Des hausses notables de 25 % pour les cyclos et 43 % pour les motos électriques.
Type de véhicule Vente neuve (2025) Vente d’occasion (2025)
Cyclomoteur -18% +25%
Motocyclette -8% +43%

Une sinistralité en recul : une lueur d’espoir ?

Parallèlement aux chiffres des ventes, le secteur bénéficie d’une nette baisse de la sinistralité. En effet, au premier semestre, les accidents de la route impliquant des motos ont chuté de 24 %. Ces évolutions sont la conséquence d’une réduction générale des accidents, atteignant un niveau jamais vu depuis près de 70 ans.

Malgré ces résultats encourageants, les conducteurs de deux-roues demeurent surreprésentés dans les accidents mortels. Toutefois, avec une diminution des déclarations de vol de motos à 16 %, il est clair que l’inventivité des dispositifs antivol et un taux de restitution en hausse apportent leur part de sécurité.

Conseils pour le choix d’une assurance moto

Pour compenser une part des dépenses, l’attention se tourne vers l’assurance moto, désormais indispensable. Les prix sont en hausse, en partie à cause du coût des réparations. Les tarifs moyen pour 2025 sont les suivants :

  • Cylindre 50 cm³ : 451,50 €, en hausse de 6 % par rapport à l’année précédente.
  • Cylindre 125 cm³ : 365,62 €, représentant une augmentation similaire.
  • Modèles plus puissants (900 cm³) : Environ 792,50 €, un bond par rapport à 743,76 € l’année précédente.
Type de véhicule Coût assurance 2024 Coût assurance 2025
Cylindre 50 cm³ 427,40 € 451,50 €
Cylindre 125 cm³ 365,62 € 387,57 €
900 cm³ 743,76 € 792,50 €

Comparaison des différentes offres d’assurance

Pour trouver la meilleure assurance, le mot d’ordre est la comparaison. Les critères à prendre en compte incluent :

  • Âge et ancienneté du conducteur
  • Puissance et modèle du deux-roues
  • Zone géographique de résidence
  • Lieu de stationnement (box fermé ou voie publique)

Pour faciliter les démarches, le recours à des plateformes comme cc-ba.com se révèle très utile pour évaluer l’adéquation des garanties proposées.

Ainsi, dans ce contexte tumultueux et incertain, il est indéniable que le marché de l’occasion continue de briller par sa solidité, tandis que les passionnés de motos s’adaptent et naviguent entre afflux de nouvelles tendances et impératifs économiques.