Face à la flambée des coûts d’assurance, le département de l’Essonne s’inscrit résolument dans une démarche innovante en adoptant l’option d’auto-assurance. Cette initiative vise non seulement à préserver les ressources financières de la collectivité, mais aussi à offrir une protection financière adaptée aux réalités de son patrimoine. En s’engageant dans cette voie, l’Essonne met en lumière les enjeux et avantages d’un système qui pourrait inspirer d’autres collectivités.
Essonne : Une réponse innovante aux hausses des primes d’assurance
La décision de s’engager dans l’auto-assurance a émergé suite à une augmentation significative des primes d’assurance, atteignant près de 40 % entre 2023 et 2024. Le président du conseil départemental, François Durovray, souligne l’importance d’évaluer le risque associé à ces hausses vertigineuses des coûts d’assurance. Grâce à cette transition, l’Essonne a réussi à économiser environ 830 000 euros en un an, une somme allouée à la constitution d’une provision pour faire face aux éventuels sinistres.
Quel est le fonctionnement de l’auto-assurance dans l’Essonne ?
L’auto-assurance repose sur un mécanisme simple mais efficace : la collectivité évalue, gère et couvre ses propres risques en minimisant la dépendance à des assureurs extérieurs, souvent coûteux. Voici quelques étapes clés :
- Évaluation des risques : Analyse des biens et contrats antérieurs.
- Création d’une provision : Mise de côté d’une partie des économies pour couvrir d’éventuels sinistres.
- Exclusion de certains actifs : Identification et exclusion d’actifs majeurs à assurer.
Cette stratégie permet non seulement de mieux gérer les responsabilités civiles de la collectivité, mais aussi de garder un contrôle budgétaire essentiel dans un contexte économique difficile.
Les avantages d’une telle initiative
Au-delà des économies d’assurance, l’auto-assurance offre plusieurs bénéfices à la collectivité :
- Économie substantielle : Réduction des dépenses liées aux primes d’assurance.
- Flexibilité : Possibilité d’adapter la couverture selon les besoins spécifiques de la collectivité.
- Renforcement de l’autonomie : Moins de dépendance vis-à-vis des compagnies d’assurance.
- Meilleure gestion des risques : Adaptation en temps réel aux nouvelles réalités économiques et environnementales.
Ces atouts positionnent l’Essonne comme un modèle à suivre dans la quête d’une gestion financière plus pérenne et innovante.
Vers une dynamique de création d’un acteur public de l’assurance
François Durovray plaide également pour la création d’un acteur public dédié à l’assurance, inspiré par des modèles tels que l’Agence France locale, et ce, pour faire face aux crises d’assurabilité. Cette initiative vise à rassembler plusieurs collectivités afin d’assurer une cohésion dans le marché de l’assurance publique. Des discussions ont déjà été entamées avec d’autres départements pour établir une coalition solide.
Le contexte global de l’assurabilité
La crise actuelle des collectivités face à leur assurabilité ne se limite pas à l’Essonne. Les discussions menées par le gouvernement visent à comprendre et rectifier les désagréments rencontrés par les élus, notamment les hausses de tarif et la difficulté d’accès à des protections adéquates pour leurs biens.
Les mesures comme CollectivAssur, lancées par les pouvoirs publics pour aider les collectivités à naviguer dans cette complexité, auront sans doute un impact à long terme.
| Critères | Auto-assurance | Assurance classique |
|---|---|---|
| Coûts | Réduction significative des dépenses | Augmentation des primes |
| Gestion des risques | Contrôle direct par la collectivité | Dépendance à un tiers |
| Flexibilité | Adaptation rapide aux besoins | Rigidité des contrats |
À l’heure où la durabilité et l’économie d’assurance deviennent des enjeux primordiaux pour toutes les collectivités, l’Essonne illustre parfaitement comment l’auto-assurance peut constituer une réponse pragmatique et éclairée face à des défis financiers croissants.




