Une étude récente révélée par Leocare met en lumière un phénomène préoccupant dans le domaine de l’assurance, où près d’un tiers des assurés en France choisissent de ne pas déclarer un sinistre par crainte d’une augmentation de leur prime d’assurance. Ce comportement, motivé principalement par l’appréhension des surcoûts, pourrait avoir des conséquences non seulement pour les assurés mais aussi pour l’ensemble du système d’assurance. Les résultats de cette enquête montrent également des statistiques alarmantes sur la nature des sinistres non déclarés, allant de dommages mineurs à des problèmes plus graves.
Une réalité inquiétante
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 30% des assurés avouent avoir renoncé à signaler un sinistre. Parmi ceux-ci, 10% confirment avoir fait ce choix à plusieurs reprises, tandis que 20% le font une fois. Des incidents communs, comme un impact de gravillon ou un petit vandalisme, sont souvent laissés de côté pour éviter une éventuelle augmentation des primes d’assurance. Les conséquences d’une telle stratégie peuvent cependant être désastreuses, car un petit sinistre non traité peut rapidement se transformer en un problème majeur. Pour en savoir plus sur les tendances du marché, consultez cet article sur les comparatifs d’assurance auto.

Les types de sinistres les plus souvent non déclarés
Les données recueillies soulignent que certains sinistres sont plus fréquemment non signalés. Les conducteurs hésitent souvent à déclarer des incidents tels que :
- 46% pour un impact de gravillon sur le pare-brise
- 53% pour des dommages sur un rétroviseur
- 55% pour des actes de vandalisme mineur
- 59% pour un accrochage avec un trottoir
Une tendance similaire se retrouve aussi dans les assurances habitation, où 49% des assurés ne signalent pas une infiltration de pluie.
Les conséquences de ne pas déclarer un sinistre
Éviter de déclarer un sinistre peut mener à des complications imprévues. Selon Christophe Dandois, cofondateur de Leocare, ne pas agir peut entraîner des réparations coûteuses à long terme. Le risque accru d’un sinistre mineur non pris en charge peut également mettre l’assuré en position délicate. Ce comportement du consommateur ne profite pas seulement à l’individu, mais impacte également le modèle de mutualisation des risques au sein des assurances, favorisant des primes d’assurance plus élevées pour tous.
Les craintes face aux démarches administratives
65% des assurés craignent les complications administratives engendrées par la déclaration d’un sinistre, tandis que 50% sont préoccupés par les délais de traitement. Ces craintes peuvent devenir des freins à une gestion des sinistres efficace, entraînant une culture du non-déclaration qui nuit à la solidarité entre assurés.

Sur le lien entre fraude et non déclaration
Bien que la majorité des assurés (89%) affirment n’avoir jamais été tentés de frauder leur assureur, 8% admettent avoir fourni de fausses informations, notamment des factures modifiées, pour obtenir une indemnisation. L’enquête révèle que les comportements frauduleux restent minoritaires, car les risques encourus, tant juridiques que financiers, dissuadent la plupart des assurés. Toutefois, cette tendance à exagérer les dommages observée chez 11% des assurés, et qui grimpe jusqu’à 20% en Île-de-France, montre qu’il existe un lien entre la peur des surcoûts et la tentation du mensonge.
Vers des solutions plus transparentes
Pour améliorer la situation, une sensibilisation est nécessaire. Les assureurs doivent clarifier les impacts sur les primes d’assurance et promouvoir des systèmes plus équitables. Des initiatives pourraient inclure de meilleures informations sur les droits des assurés ou des outils de gestion des sinistres plus simples. Pour des pistes sur comment l’IA influence les assurances automobiles, consultez cet article.
Type de Sinistre | % de Non-Déclaration |
---|---|
Impact de gravillon | 46% |
Dommage sur rétroviseur | 53% |
Vandalisme mineur | 55% |
Accrochage avec trottoir | 59% |
Infiltration de pluie (habitation) | 49% |
